Aujourd'hui,
URGENT
Covid-19: la vaccination des Burkinabè débutera dans la première semaine de juin 2021.
Santé : un premier lot de 115.000 doses de vaccins contre la Covid-19 est arrivé au Burkina Faso. 
Oudalan: les populations de Tin Akof se réfugient près du camp militaire après une attaque terroriste. 
Santé: l'OMS valide le vaccin chinois Sinopharm pour usage d'urgence contre la Covid-19. 
Sécurité alimentaire: le CILSS prévoit une saison pluvieuse humide pour la campagne agricole 2021-2022. 
Coopération: le président Xi Jinping réaffirme l’engagement de la Chine en faveur de la solidarité et de la coopération avec l’Afrique.
Politique: Alassane Bala Sakandé rejette un appel de jeunes pour sa candidature à la présidentielle 2025. 
Somalie: l’Union africaine a nommé l’ancien président du Ghana, John Mahama, au poste de Haut représentant. 
Football: la CAF décide du report des éliminatoires de la Coupe du monde de la Fifa Qatar 2022.
Yako : un enfant de près de 14 ans s’est donné la mort jeudi, par pendaison au secteur n°4 de Yako (AIB).  

SOCIETE

Un communiqué détaillé de l’ONG de défense des droits humains Human Rights Watch -intitulé «Burkina Faso: Flambée d’atrocités commises par des islamistes armés»- et publié le 6 janvier 2020 égrène des témoignages glaçants de survivants de différentes attaques terroristes survenues au Burkina Faso en 2020. Parmi eux, deux témoins du massacre le 24 décembre dernier à Arbinda, qui a coûté la vie à 35 civils, dont 31 femmes, racontent, dans l'extrait qui suit, ce qu’ils ont vu aux enquêteurs de l’ONG. 

Le 24 décembre, vers 4 heures du matin, un groupe islamiste armé a attaqué simultanément un détachement militaire et un camp informel de personnes déplacées internes à Arbinda, la capitale du département ayant le même nom. L’attaque a tué 7 soldats et au moins 35 civils, principalement des femmes. Le camp se situait à environ un kilomètre du détachement militaire.

Une femme a déclaré avoir vu 37 morts: 30 femmes, 5 hommes et 2 jeunes enfants. Elle a témoigné:

«Lorsque les tirs ont commencé, je me suis jetée au sol et j’ai rampé jusqu’à une petite maisonnette en banco où je me suis cachée jusqu’à ce que cela s’arrête. Je les ai vus tirer sur tout ce qui bougeait et mettre le feu aux tentes. Presque tous les morts étaient des personnes déplacées. Cinq d’entre elles étaient des femmes qui étaient parties tôt ce matin-là pour aller chercher de l’eau dans le village voisin d’Ourondou. Nous pensons que les assaillants les ont tuées alors qu’elles fuyaient.»

Un autre témoin a raconté:   «J’ai entendu le bruit de tant de motos… Certains [islamistes armés] sont allés vers le poste de la gendarmerie, d’autres ont ouvert le feu sur nous, dans le quartier des réfugiés. J’ai vu 22 de mes voisins morts. Il y avait parmi eux deux enfants en bas âge. J’ai survécu en me cachant derrière un foyer amélioré [fourneau en argile]. Deux terroristes ont ouvert ma porte mais ne m’ont pas vue. Ensuite, ils sont entrés dans la hutte de ma voisine et l’ont abattue… Ils n’arrivaient pas à se mettre d’accord sur le fait de tuer le bébé. Finalement, ils ont tiré sur lui. Les tirs n’ont cessé qu’au vol d’un avion au-dessus de nous, c’est ce qui les a fait fuir.»

Selon l’armée, 80 terroristes ont été abattus dans la riposte.

Le 27 décembre, l’État islamique a revendiqué l’attaque contre le détachement militaire, sans mentionner le meurtre des civils.

Lire l’intégralité du communiqué de Human Rights Watch ici