Aujourd'hui,
URGENT
Covid-19: la vaccination des Burkinabè débutera dans la première semaine de juin 2021.
Santé : un premier lot de 115.000 doses de vaccins contre la Covid-19 est arrivé au Burkina Faso. 
Oudalan: les populations de Tin Akof se réfugient près du camp militaire après une attaque terroriste. 
Santé: l'OMS valide le vaccin chinois Sinopharm pour usage d'urgence contre la Covid-19. 
Sécurité alimentaire: le CILSS prévoit une saison pluvieuse humide pour la campagne agricole 2021-2022. 
Coopération: le président Xi Jinping réaffirme l’engagement de la Chine en faveur de la solidarité et de la coopération avec l’Afrique.
Politique: Alassane Bala Sakandé rejette un appel de jeunes pour sa candidature à la présidentielle 2025. 
Somalie: l’Union africaine a nommé l’ancien président du Ghana, John Mahama, au poste de Haut représentant. 
Football: la CAF décide du report des éliminatoires de la Coupe du monde de la Fifa Qatar 2022.
Yako : un enfant de près de 14 ans s’est donné la mort jeudi, par pendaison au secteur n°4 de Yako (AIB).  

SOCIETE

Ce samedi 2 février 2019 à Ouagadougou, la Coordination nationale des syndicats de l’Éducation (CNSE) a décidé de la suspension de son mot d’ordre sur toute forme d’évaluation pris le 3 décembre 2018. Pour compter du dimanche 3 février à zéro heure, cette suspension aura une durée de deux mois maximum. 

Le 3 décembre 2018, la CNSE suspendait toute forme d’évaluation sur toute l’étendue du territoire national car, selon le coordonnateur de la CNSE, Bonaventure Belém, cette décision était intervenue parce que le gouvernement avait pris une position unilatérale de suspension des négociations en voulant leur imposer ses propositions. A la date du 4 janvier 2019, le gouvernement a invité la Coordination à la reprise du dialogue, chose qui a permis à la partie syndicale de faire de nouvelles propositions prenant en compte d’importantes concessions qu’elle avait indiqué vouloir concéder. Aux dires de M. Belém, le gouvernement a réagi à ces propositions en date du 24 janvier 2019. La CNSE après analyse desdites réponses a invité le gouvernement à ouvrir une séance de discussion directe sur la base des dernières propositions des deux parties. Et surtout à communiquer les dispositions que le gouvernement a prises pour vider les nombreux engagements qui sont en retard de mise en œuvre consignés dans la lettre ouverte transmise à l’ancien Premier ministre, Paul Kaba Thiéba en décembre 2018.

A en croire le coordonnateur de la CNSE, dans une correspondance du 29 janvier 2019, le gouvernement a apporté des réponses à ces sollicitations dont la reprise des travaux du comité de rédaction d’un statut valorisant du 4 au 10 février prochain et la soumission dudit projet en Conseil des ministres deux semaines plus tard.

C’est en prenant en compte ce nouvel esprit de dialogue et analysant le contexte actuel et la demande des milliers d’élèves relative à la reprise des évaluations que la CNSE  a décidé de suspendre son mot d’ordre en cours pour compter du dimanche 3 février 2018 à zéro heure. «Cette mesure, d’une grande responsabilité, doit être comprise par le gouvernement comme la volonté des syndicats à entamer les discussions du 4 février dans un esprit de dialogue sincère en vue d’aboutir à un statut véritablement valorisant pour les personnels de l’Éducation et de la Recherche» a fait savoir M. Belém qui indique que, cette suspension doit donner lieu à une reprise normale des activités dans l’attente de l’évaluation définitive de la situation en fin mars.

«En fin mars donc, la CNSE évaluera l’application des engagements y compris la question du statut valorisant et prendra une décision définitive sur la suite des événements et cela, en fonction des conclusions de l’analyse qu’elle aura faite» prévient la CNSE. 

En tout état de cause, la CNSE a exigé la mise en œuvre des engagements pris et en retard dans un délai de deux mois à compter du 1er février.

La coordination est par ailleurs revenue sur les agressions subies par leurs collègues dans les différentes localités du pays. Elle invite les autorités à prendre leurs responsabilités en vue de faire de l’école un cadre d’apprentissage des valeurs sociales et humaines en sanctionnant les fautifs.