Aujourd'hui,
URGENT
Covid-19: la vaccination des Burkinabè débutera dans la première semaine de juin 2021.
Santé : un premier lot de 115.000 doses de vaccins contre la Covid-19 est arrivé au Burkina Faso. 
Oudalan: les populations de Tin Akof se réfugient près du camp militaire après une attaque terroriste. 
Santé: l'OMS valide le vaccin chinois Sinopharm pour usage d'urgence contre la Covid-19. 
Sécurité alimentaire: le CILSS prévoit une saison pluvieuse humide pour la campagne agricole 2021-2022. 
Coopération: le président Xi Jinping réaffirme l’engagement de la Chine en faveur de la solidarité et de la coopération avec l’Afrique.
Politique: Alassane Bala Sakandé rejette un appel de jeunes pour sa candidature à la présidentielle 2025. 
Somalie: l’Union africaine a nommé l’ancien président du Ghana, John Mahama, au poste de Haut représentant. 
Football: la CAF décide du report des éliminatoires de la Coupe du monde de la Fifa Qatar 2022.
Yako : un enfant de près de 14 ans s’est donné la mort jeudi, par pendaison au secteur n°4 de Yako (AIB).  

POLITIQUE

L’Alliance pour la police nationale (APN) est un nouveau syndicat de la police nationale burkinabè. Mis sur les fonts baptismaux le 13 octobre dernier, il a été présenté à la presse ce mardi 30 octobre 2018 à Ouagadougou.


Ce nouveau syndicat selon ses créateurs, est né de la situation qui prévaut au sein de la police nationale. Le premier motif donné par les responsables de l’APN est la mise en place du nouveau bureau du syndicat Union police nationale (Unapol) dans une «confusion totale» et qui ne ferait pas l’unanimité au sein du corps. L’APN dénonce également «l’immixtion» de l’administration dans la gestion du seul cadre de concertation des policiers qu’est l’Unapol ainsi que sa prise en otage.

«Nous sommes unanimes que l’Unapol a engrangé beaucoup d’acquis pour les policiers. Mais, il est fort regrettable de voir qu’au renouvellement du bureau, il y a eu immixtion pour détourner les policiers. Nous ne pouvions pas rester les bras croisés face à cette situation. Il s’agit pour nous de trouver une autre structure pour canaliser les policiers dans leur lutte. Parce qu’ils ne savaient même plus où s’orienter», se justifie Yitouro Somé, secrétaire général de l’APN. Les conférenciers affirment que l’actuel bureau de l’Unapol n’est pas accepté par l’unanimité des policiers. Bien que ce soit les assistants de police qui en soient membres actuellement, l’APN dit être ouvert à tout le corps.

Le manque criard de matériel adéquat et inadapté qui occasionne de lourdes pertes en vies humaines dans les rangs des policiers; les affectations «arbitraires» et vindicatives, par affinité et de complaisance, les promesses non tenues, sont entre autres griefs que l’APN a contre le ministre de la Sécurité et le Directeur général de la police nationale. «Le rêve de l’ensemble des policiers d’un changement positif et d’une unité entre tous les policiers s’est transformé en cauchemar, avec l’aggravation des vieilles pratiques non catholiques telles que la division, le pillage continuel des frais de mission des éléments, le manque de transparence dans la gestion du service payé, des affections qui ne suivent aucune règle en matière de gestion du personnel etc. Nous disons non à ces pratiques dignes d’une autre époque», s’indigne M. Somé. Par conséquent, l’APN met en garde le DG de la police nationale contre toute tentative d’ingérence et de déstabilisation de ce nouveau syndicat.