Aujourd'hui,
URGENT
Covid-19: la vaccination des Burkinabè débutera dans la première semaine de juin 2021.
Santé : un premier lot de 115.000 doses de vaccins contre la Covid-19 est arrivé au Burkina Faso. 
Oudalan: les populations de Tin Akof se réfugient près du camp militaire après une attaque terroriste. 
Santé: l'OMS valide le vaccin chinois Sinopharm pour usage d'urgence contre la Covid-19. 
Sécurité alimentaire: le CILSS prévoit une saison pluvieuse humide pour la campagne agricole 2021-2022. 
Coopération: le président Xi Jinping réaffirme l’engagement de la Chine en faveur de la solidarité et de la coopération avec l’Afrique.
Politique: Alassane Bala Sakandé rejette un appel de jeunes pour sa candidature à la présidentielle 2025. 
Somalie: l’Union africaine a nommé l’ancien président du Ghana, John Mahama, au poste de Haut représentant. 
Football: la CAF décide du report des éliminatoires de la Coupe du monde de la Fifa Qatar 2022.
Yako : un enfant de près de 14 ans s’est donné la mort jeudi, par pendaison au secteur n°4 de Yako (AIB).  

POLITIQUE

Depuis l’attaque du restaurant Aziz Istanbul le 13 août dernier, la chaine de solidarité ne cesse de se manifester afin d’apporter un soutien multiforme aux blessés. Sa majesté le Mogho Naaba Baogho, grand acteur de la cohésion sociale entre les fils et filles du pays, ne pouvait rester en marge de cet acte horrible. Ce mercredi 16 août 2017, une délégation de Sa Majesté, conduite par le Samana Kassanga est allée apporter son soutien aux blessés et encourager le personnel de l’hôpital Yalgado. Elle a remis une somme de 500 000 francs CFA pour la prise en charge des blessés.

Le Dapoya Naaba, le Kambouin Naaba, et le Samana Kassanga est la délégation qui a été reçue par le directeur général de l’hôpital Yalgado. Elle dit venir au nom de Sa Majesté le Mogho Naaba Baogho encourager le personnel médical comme tout Burkinabè touché par les évènements du 13 août dernier.  «Sa Majesté ne pouvait pas rester en marge de cette élan de solidarité, raison pour laquelle ils nous envoyé de venir encourager et féliciter le personnel de l’hôpital car durant les évènements, il y a eu cas de professionnalisme», a affirmé le porte-parole de la délégation, Le Samana Kassanga. Il a laissé entendre que Sa majesté exhorte le personnel médical à redoubler d’efforts dans son professionnalisme.

Tout en remerciant la délégation pour cet élan de solidarité, le directeur général de l’hôpital, Robert Sangaré, a saisi l’occasion pour faire le point de l’état des blessés. Selon lui, 25 blessés ont été admis à Yalgado avec des cas graves et le premier jour quatre décès ont été enregistrés. «On nous avait déjà amenés trois personnes décédées: deux Burkinabè et un Turc. Parmi les blessés, il y a une dame du nom de Victorine Nana qui est arrivée vraiment dans un état critique, le corps médical a essayé de sauver mais hélas», a déploré M. Sangaré. A la date d’hier mardi, souligne-t-il, les médecins légistes avaient déjà pu examiner une dizaine de corps.

A l’heure actuelle au sein de Yalgado, précise le directeur, ce sont trois malades qui y sont toujours gardés dont une dame en grande réanimation qui a repris connaissance ce mercredi, un gendarme et le troisième malade en neurochirurgie qui est hors de danger. «Il y a deux cas assez graves à savoir un gendarme et un Algérien qui ont été transférés à l’hôpital Blaise Compaoré. Les autorités ont donné des consignes mais il faut que le malade (le gendarme) soit dans un certain état avant de pouvoir éventuellement envisager une évacuation», a précisé le directeur général. Il a aussi affirmé qu’il y a un malade qui est dans une clinique privée et un autre qui a demandé à aller dans une clinique de la place.

A côté de ces cas, le directeur général a indiqué qu’il y a une assistance psychologique. «On a mis en place une cellule pour recevoir ceux qui ont été vraiment choqués. Nos médecins les préparent progressivement à surmonter le choc; aussi bien eux que les membres de leur famille».

Tout en souhaitant prompt rétablissement aux blessés, le Samana Kassanga a souhaité que tous ceux qui sont traumatisés puissent être pris en charge. «Soigner les blessés c’est un cas, ceux qui ont été traumatisés est un autre cas. Nous souhaitons que ce genre d’évènement ne se reproduise plus au Burkina Faso», a conclu le porte-parole.