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Burkina: hausse du taux brut de scolarisation au primaire passant de 33,8% en 1994 à 88,5% en 2017 (Officiel)

SOCIETE

Du 2 au 3 aout 2019 à Ouagadougou, une vingtaine de journalistes de la presse nationale ont été outillés au datajournalisme appliqué au secteur minier burkinabè. Cette formation organisée par l'Action des journalistes sur les mines au Burkina Faso (AJM-BF) avait pour objectif de renforcer les capacités des hommes médias à cette méthode journalistique afin que leurs productions relatives au secteur minier national soient qualitatives et originales.

Le datajournalisme ou journalisme de données désigne le fait de traiter une information à partir de l'exploitation de données. Ces dernières peuvent être des chiffres, des statistiques, des cartes. Ces données, il faut bien évidemment les mettre en forme pour les rendre intelligibles. Et c’est ce qu’ont appris les journalistes qui ont pris part à ces 48 heures de formation.

Avant de se familiariser à la pratique et à la méthodologie de cette pratique journalistique, les participants ont eu droit à des communications portant sur l’environnement minier national et sur les sources de publications des données relatives au secteur. 5 modules étaient au menu de cette session : Exploitation des données dans les rapports ITIE (L'Initiative pour la transparence dans les industries extractives) et la divulgation systématique des données ; Où trouver les données sur le secteur minier ; Introduction au data journalisme ; Techniques de recherches des données ouvertes sur le secteur minier ; Traitement et utilisation des données.

Pour Abdoulaye Tao, l’un des communicateurs et par ailleurs directeur de publication du journal « l'Économiste du Faso », le datajournalisme constitue une manière efficiente de faire autrement le journalisme. 

« Les données renforcent la qualité des papiers, on les interroge et on essaie de les traduire dans des infographies pour alléger nos textes et les rendre plus intelligibles. Sa pratique demande beaucoup de travail et de rigueur au journaliste car il ne doit pas se tromper (…) Comme on le dit couramment, une belle infographie peut remplacer un ou deux paragraphes dans un texte. (…) Au delà des données, il y a un travail d’investigation que l’on peut faire. Progressivement, si on maîtrise le basique à savoir comment illustrer son papier, comment faire les infographies à partir de données simples, on peut développer des qualités d’investigations pour aller interroger les données, les collecter, les traiter et les diffuser. Et cela donne une nouvelle valeur au journalisme » a-t-il expliqué.

Via des communications et des exercices pratiques, les journalistes ont pu découvrir où rechercher les données sur le secteur minier et comment les analyser afin d’offrir à leurs lecteurs une information enrichie.

Au vu de ce plus, le président de l’AJM-BF, Elie Kaboré n’a pas caché sa satisfaction : « Nous avons senti que les participants avaient un intérêt pour la thématique et ils ont été très assidus au cours de la session (…) Avant, plusieurs journalistes faisaient de la fiction car ils avancent des éléments sans chiffres à l’appui. Quand l’on dit par exemple que le secteur minier a rapporté plus ou moins, cela renvoie à quoi ? Il faut des chiffres. Quelle est la contribution du secteur par rapport au budget de l’Etat ? Si on arrive maintenant à établir la part de la contribution, on peut maintenant qualifier cette contribution de bonne ou mauvaise ».

A la fin de cette session, l’AJM a foi que l’utilisation des données sur le secteur minier national par les médias  va accroître considérablement. Ce qui renforcera la qualité des articles au profit des différents lecteurs. 

 

 

 

 

 

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