Aujourd'hui,
URGENT
Kantchari: Bapandi Ouoba, policier municipal, tué dans la nuit du 3 au 4 août 2020 à son domicile par des hommes armés non identifiés.
Ouahigouya: décès de la mère de l’ancien président de l’Assemblée nationale, feu Dr Salifou Diallo, ce 31 juillet 2020. 
Burkina: le BEPC a enregistré un taux de succès de 36,47% contre 26,62% en 2019.
Burkina: le CEP a enregistré un taux de succès de 66,06% contre 55,11% en 2019. 
Burkina: le CAP et le BEP ont enregistré un taux de succès de 63,37% contre 46,86% en 2019. 
Mali: Al-Qaida revendique l'attaque qui a tué un soldat français -brigadier Tojohasina Razafintsalaman- le jeudi 23 juillet 2020. 
Burkina: le 1er ministre, Christophe Dabiré, a signé le mercredi 29 juillet 2020, un décret portant réouverture des frontières aériennes. 
Covid-19: la République populaire de Chine offre 46 respirateurs au Burkina Faso. 
Ouagadougou: plus de 200 moutons mis en fourrière par la police municipale à la veille de la Tabaski.   
Covid-19: les pertes du tourisme mondial s'élèvent à 320 milliards de dolllars (Organisation mondiale du tourisme).  

SOCIETE

Le Collectif citoyen pour l’agro écologie (CCAE) a animé ce mercredi 7 février 2018 à Ouagadougou, une conférence de presse sur les velléités de retour du coton OGM au Burkina Faso. Au vu des tractations sur la problématique du coton Bt, le collectif n’entend pas rester en marge d’où, cette rencontre avec la presse pour donner sa position.


Pour le porte-parole du collectif, Ali de Goamma Tapsoba, au vu de la sortie médiatiques des pros OGM, il ressort des contre-vérités. «Dire que depuis le retour au coton conventionnel, le rendement et la qualité du coton a chuté, c’est méconnaitre ou mépriser l’histoire de la qualité de notre coton» dit-il en soutenant que, «c’est à partir de 2008 avec la production du coton OGM que notre coton a perdu son label de qualité pour devenir un coton bas de gamme et qui se vend difficilement».

Il va plus loin en affirmant qu’en son temps -en 2009-2010- le Conseil économique et social avait interpellé le gouvernement à travers un écrit sur la culture du coton génétiquement modifié. «Mais le gouvernement n’a pas réagi» lance le porte-parole.

Le collectif entend se battre afin d’empêcher une pollution des écosystèmes, une détérioration de l’économie nationale et une intoxication de la population. «C’est démontré que la toxine dans l’organisme peut passer à travers le placenta de la femme et peut contaminer le sang. Il est aussi démontré que les toxines Bt peuvent contaminer les nappes phréatiques. Aussi, cette toxine Bt dans l’alimentation peut intoxiquer» a expliqué M. Tapsoba.

La preuve, selon lui, est que les résidus du coton ne sont pas mangés même par les termites alors que le coton conventionnel, les termites en dévoraient. De son avis, «lorsque vous voyez des insectes qui refusent de manger quelque chose, c’est qu’il y a un degré de poison élevé qui peut attaquer les humains. Donc, le coton conventionnel que le Burkina Faso a cultivé pendant des années n’avait pas de souci par rapport au Bt»

Le porte-parole du Collectif estime que le coton burkinabè était prisé sur le marché international et lorsque le gouvernement s’est retourné au Bt, «personne ne voulait acheter le coton du Burkina et le rendement a baissé».

Au niveau de la semence, les conférenciers soulignent qu’avec 700 à 800 francs Cfa du coton conventionnel, «on pouvait payer la semence pour un hectare de culture mais, avec le coton génétiquement modifié, le même sac pour l’hectare coûtait autours de 28 mille francs Cfa. «Quand vous faites la différence entre 800F et 28 mille francs, cela veut dire qu’il y avait des firmes qui n’avaient que pour objectif de s’enrichir sur le dos des paysans», ont-ils fait savoir.

Dans les jours à venir, le Collectif entend mener des actions afin d’empêcher toute pratique de culture génétiquement modifié au Burkina Faso. A cet effet, il est prévu entre autres une marche internationale contre les OGM et pour l’agro écologie le samedi 19 mai 2018 pour interpeller l’opinion nationale et internationale qu’il y a des velléités de retour du coton OGM. Aussi, le Collectif demande au législateur de réviser la question de la biotechnologie au Burkina «parce que telle qu’écrit, cela favorise l’entrée des OGM».