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POLITIQUE

Elle fait partie des dix femmes maires des 361 communes que compte le Burkina Faso. Arrivée en politique en 2014, elle a été portée à la tête de la mairie de l’arrondissement 12 aux élections municipales de mai 2016. Militante du Mouvement pour le peuple et le progrès (MPP), elle doit surtout son élection à son dévouement et à sa combativité sur le terrain depuis la période de l’insurrection. 

Rasmata Nadembega, 34 ans, jeune mère de deux enfants, est celle qui dirige la mairie de l’arrondissement 12 de la ville de Ouagadougou depuis le 26 février 2017. «Makéba» -comme sa mère et ses proches l’on affectueusement surnommée-  a très vite été séduite par le programme du nouveau parti qui venait de naitre, le MPP. Ainsi, elle s’embarque dans le parti du «Soleil levant». «J’étais tout le temps avec les camarades, j’ai été présente sur tous les fronts de combat en passant par le remplissage recto verso des stades. Je mobilisais les femmes pour la bonne cause», se souvient-elle. 

Cette originaire de Kombissiri, par ailleurs présidente du Caucus genre des conseillères du Burkina avoue que le MPP est le premier parti politique dans lequel elle a milité. Et que son combat pour la politique a débuté au niveau du secteur 53 où elle a incité les femmes à se mettre en association dénommée «Sougr nooma». Ensemble, elles défendaient les idéaux du MPP. 

Elle a bataillé pour obtenir la tête de liste. «Quand tu es une femme, pour avoir la première place ce n’est pas facile et comme dans nos sociétés les gens te jugent en fonction du travail que tu abats, ils ont tenu à ce que je sois tête de liste de notre secteur», soutient la secrétaire générale de «Sougr nooma».

Soif d’études

Un combat qui la mènera à la victoire lors des municipales, en partie grâce à son bagage intellectuel qui a «beaucoup agi» en sa faveur sinon, lance-t-elle «je suis l’un des plus jeunes dans le conseil municipal.»

Une année après son installation, la présidente des femmes du MPP du secteur 53 a pu réaliser l’une de ses priorités inscrites dans ses promesses de campagne à savoir entre autres la résolution du problème d’infrastructures sanitaires. Pour preuve, le Centre de santé de promotion sociale (CSPS) de la Trame d’accueil qui existe depuis 2005 sera doté d’une clôture, la pose de la première pierre étant intervenue le 12 février dernier. 

La jeune bourgmestre qui a une expérience dans le domaine du développement local compte mettre ses connaissances au service des populations de son arrondissement. «Nous œuvrons autant que nous pouvons à satisfaire les attentes de notre population de l’arrondissement 12».

La secrétaire adjointe aux relations extérieures du bureau national de l’Association des municipalités du Burkina Faso (AMBF), a débuté son parcours scolaire dans l’ancien quartier Zangouettin, actuel Zone d’activités commerciales et administratives (Zaca). Après l’obtention de son baccalauréat série G2 en 2003, elle opte pour la sociologie à l’université de Ouagadougou. Puis à la fin de ses études, elle a obtient un poste de secrétaire commerciale dans une agence d’optique où elle passe sept ans. 

Parallèlement, elle étudie la gestion commerciale et le marketing pendant deux ans avant de se spécialiser dans la gestion des projets. Pour cette année, elle s’est inscrite dans un autre institut pour un master en gestion de projets. Comme elle le souligne, «il n’est jamais tard pour continuer sa formation, même en étant une autorité, on peut toujours se former

Femme au foyer

Si la jeune politicienne a très vite gravi les échelons pour se hisser à la tête de l’un des arrondissements, c’est grâce au soutien sans faille de Gervais Nadembega, son époux. Un homme qui, selon Rasmata Nadembega, a su lui prodiguer de précieux conseils dans l’ombre. «Mon époux m’a beaucoup soutenu, il n’a jamais hésité à m’encourager. Lorsque j’ai des problèmes, je lui en parle et ensemble, nous trouvons des solutions. Il me fait des suggestions pour la bonne marche de mon travail. Je lui suis sincèrement reconnaissante», affirme-t-elle. 

Entre la mairie, son association et ses études, il y a de la place pour son foyer.  «Etre une autorité n’est pas une fin en soi. Je suis d’abord une femme, une mère avant d’accéder à ce poste. Et dans ma vie, rien n’a changé par rapport à cet aspect. Parce que, quand je suis à la maison je suis maman, je suis madame Nadembega, je suis femme au foyer», relate la fille unique de la famille Compaoré. 

Quand elle ne célèbre pas un mariage le weekend, elle s’occupe de ses tâches ménagères «comme tout autre femme. Souvent à la fin de ma journée, quand j’arrive à la maison, je fais des petits plats pour mon mari.»

Elle dit avoir connu une enfance heureuse. Raison pour laquelle elle ménage son temps pour être aux côtés de ses enfants. Musulmane pratiquante, «Makeba» adore le cinéma, les voyages. La marche reste son sport favori, même si, depuis son ascension à la marie, elle n’arrive plus à la pratiquer fréquemment.  En bonne politique ambitieuse, compte être dans le cercle des «grandes dames» de la politique au Burkina Faso. «Et pourquoi pas présidente!», lance-t-elle.  

© Fasozine N° 74-Mars-Avril 2018

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