Aujourd'hui,
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Burkina: Le Premier ministre, Christophe Dabiré, effectue, les 14 et 15 février 2020, une visite officielle dans la région du Sud-Ouest. 
Yagha: un Pasteur et des membres de sa famille -dont ses enfants- exécutés ce 13 février 2020  par des hommes armés non identifiés. 
Fada N'Gourma : 8 assaillants abattus et un autre capturé le 10 février 2020 dans l'attaque contre le poste de gendarmerie de Tanwalbougou.
Chine: le nombre de personnes contaminées par le coronavirus a dépassé 20 400, le virus a tué 425 personnes.  
USA: Le célèbre basketteur Kobe Bryant est mort dans un accident d'hélicoptère. Il était âgé de 41 ans.
Burkina: la suspension d’importation de certains produits a apporté 8 milliards de FCFA aux industries locales (AIB)
Mali: le gouvernement fixe les législatives à mars et avril 2020
Sahel: la France va envoyer des renforts supplémentaires au Sahel, en sus du renfort des 220 soldats annoncé à Pau
Burkina: la loi portant institution de Volontaires pour la défense de la Patrie (VDP) adoptée par l'Assemblée nationale

POLITIQUE

La Cour de cassation française s'est penchée mardi sur le recours de François Compaoré contre son extradition vers le Burkina Faso, où le frère de l'ex-président est mis en cause dans l'assassinat, en 1998, du journaliste Norbert Zongo, rapporte Jeune Afrique.

«La plus haute juridiction judiciaire française doit se prononcer le 4 juin sur le pourvoi, à l’appui duquel la défense de François Compaoré a déposé une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) sur les textes régissant l’extradition», rapportent nos confrères.

Inculpé d'incitation à assassinat dans l'affaire du journaliste Norbert Zongo tué le 13 décembre 1998, alors qu'il enquêtait sur la mort de son chauffeur, François Compaoré, frère cadet de l’ancien président Blaise Compaoré, a été interpellé le 29 octobre 2017 à Paris suite à un mandat d’arrêt international lancé par la justice du Burkina Faso, avant d’être placé sous contrôle judiciaire.

Le 5 décembre, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris avait donné le feu vert à extradition vers Ouagadougou.

Devant la Cour de cassation, l’avocat de François Compaoré, Me François-Henri Briard,  «a souligné le caractère très sensible du dossier. L’avocat a eu des mots durs: selon lui, cette affaire concerne un pays politiquement instable, dans lequel la justice est délabrée. Ce dossier est sensible aussi du fait du nom du requérant, dont le frère s’est réfugié en Côte d’Ivoire, a plaidé l’avocat. Une voie facile de vengeance est de diriger des poursuites vers le frère», relate Jeune Afrique.

Or, pour s’assurer du respect des règles du procès équitable – indispensable pour autoriser une extradition – la chambre de l’instruction ne s’est appuyée que sur des éléments fournis par les autorités burkinabè, a observé l’avocat, remettant en cause leur impartialité. C’est «un homme mort s’il rentre au Burkina Faso», a-t-il assuré.

L’avocate générale a pour sa part expliqué que le ministère de la Justice burkinabè avait «pris l’engagement que M. Compaoré bénéficierait de conditions d’incarcération très améliorées», dans l’hypothèse d’une condamnation dans son pays. 

François Compaoré sera fixé sur son sort le 4 juin.

Pour être effective, une extradition doit aussi être autorisée par un décret du gouvernement français.

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