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POLITIQUE

Le ministre en charge de l’enseignement supérieur Alkassoum Maiga a présidé ce mardi 12 mars à Ouagadougou, la cérémonie de clôture du colloque sur le centenaire de la création de la colonie de la Haute-Volta (actuel Burkina Faso). Selon cette dépêche de l’Agence d’Information du Burkina (AIB), le ministre a souhaité  que les contenus des manuels de l’éducation soient revus.

«Les manuels d’éducation doivent être revus pour que la nouvelle histoire écrite avec objectivité (par les historiens burkinabè) y soit incluse afin de permettre aux jeunes d’avoir la connaissance produite localement», a déclaré le Pr Alkassoum Maiga.

Ouvert le 9 mars dernier sous le patronage du président du Faso Roch Marc Christian Kaboré,  le colloque sur le centenaire de la création de la colonie de la Haute-Volta a été marqué par 37 communications basées sur quatre axes.

Le premier axe a porté sur «l’évolution de la politique coloniale de la France de la fin du 19ème siècle à 1919» et le deuxième axe a porté sur «la gouvernance administrative de la France en Haute-Volta de 1919 à 1932 puis de la Haute Côte d’Ivoire de 1933 à 1947».

Le troisième axe quant à lui a porté sur «l’exploitation économique et l’héritage colonial sur le plan social et la culture matérielle de 1919 à 1947».  Le dernier axe avait trait à «l’émergence d’une élite africaine porteuse d’une modernité certes, mais promotrice de la culture africaine à travers la littérature et médiatrice dans la construction du savoir technologique dans l’entre-deux guerres».

Selon le ministre Alkassoum Maiga, le colloque, est «une démarche importante qui va permettre de restituer et de restaurer les faits historiques dans leurs dimensions les plus acceptables». Car de son avis, «on ne peut pas construire un développement serein en toute méconnaissance des processus historiques et des faits sociaux d’une façon générale».

Le président du colloque, le Pr Magloire Somé a promis la publication des différentes communications d’ici à la fin de l’année.

Selon le ministre Alkassoum Maiga, c’est un travail important qui a été fait et son département se sent honoré car bénéficiaire de ces recherches. «C’est à nous de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, de tirer le plus grand profit du travail que vous avez fait et que vous allez continuer à faire à travers les actes qui doivent faire l’objet d’un examen scientifique rigoureux puis d’une publication», a-t-il affirmé.

En dehors du colloque, la commémoration du centenaire sera marquée par une  série de manifestation qui se décline en activités culturelles et sportives et en conférences dans toutes les régions du Burkina Faso.

Agence d'Information du Burkina

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