Aujourd'hui,
URGENT
Covid-19: la vaccination des Burkinabè débutera dans la première semaine de juin 2021.
Santé : un premier lot de 115.000 doses de vaccins contre la Covid-19 est arrivé au Burkina Faso. 
Oudalan: les populations de Tin Akof se réfugient près du camp militaire après une attaque terroriste. 
Santé: l'OMS valide le vaccin chinois Sinopharm pour usage d'urgence contre la Covid-19. 
Sécurité alimentaire: le CILSS prévoit une saison pluvieuse humide pour la campagne agricole 2021-2022. 
Coopération: le président Xi Jinping réaffirme l’engagement de la Chine en faveur de la solidarité et de la coopération avec l’Afrique.
Politique: Alassane Bala Sakandé rejette un appel de jeunes pour sa candidature à la présidentielle 2025. 
Somalie: l’Union africaine a nommé l’ancien président du Ghana, John Mahama, au poste de Haut représentant. 
Football: la CAF décide du report des éliminatoires de la Coupe du monde de la Fifa Qatar 2022.
Yako : un enfant de près de 14 ans s’est donné la mort jeudi, par pendaison au secteur n°4 de Yako (AIB).  

POLITIQUE

Placée sous le thème « galvaniser les actions politiques pour accélérer l’élimination des mutilations génitales féminines en Afrique d’ici à 2030 », la conférence internationale sur l’élimination des mutilations génitales féminines organisée par l’Union africaine (UA)  se tiendra à Ouagadougou du 22 au 25 octobre 2018. Les grandes lignes de cette rencontre ont été exposées ce vendredi 19 octobre 2018 par Ursule Viviane Taro, représentant la  ministre burkinabè en charge de la Femme. 

C’est au regard de l’expérience dans le domaine de la promotion de l’élimination des mutilations génitales féminines que l’Union africaine  en partenariat avec le programme conjoint UNFPA-Unicef pour l’élimination des mutilations génitales féminines (MGF) , a désigné le Burkina Faso  lors d’une conférence internationale au Maroc en 2017, pour abriter une conférence de haut niveau sur ce « fléau ». 

79  cas de mutilations génitales féminines ont été enregistrés  au cours du mois de septembre 2018. Pour Nafissatou Diop, coordonnatrice du programme conjoint UNFPA-Unicef pour l’abandon des MGF : « la mutilation est vue par les poches  de résistance comme une norme sociale. Pour les amener à changer de mentalité, il faut proposer une autre norme,  celle de maintenir la fille sans excision et leur présentant le côté positif plutôt que celui négatif».

Selon Ursule Viviane Taro, chef de département chargé des questions juridiques et des relations avec les acteurs,  cet événement  a pour but de consolider l’engagement politique mondial, de  renforcer l’action nationale et de planifier des stratégies spécifiques pour construire un vaste mouvement en faveur de l’élimination des MGF.  «Elle se veut également un cadre d’échanges avec les partenaires y compris ceux de la commission africaine d’experts sur les droits et le bien-être de l’enfant, du comité inter-africain sur les pratiques traditionnelles affectant la santé des femmes et des enfants ainsi que de l’union européenne » a-t-elle ajouté.

Sur quatre jours, cette conférence se déroulera en deux phases. La première sera consacrée à un dialogue politique les 22 et 23 octobre. Elle  réunira 300 participants, venus des pays d’Afrique, d’Europe, d’Amérique, de l’Indonésie et du Yémen, dont des épouses de chefs d’Etat, des membres de gouvernement chargés de la problématique des MGF, des représentants d’ONG et d’associations internationales partenaires du programme conjoint et de l’Union africaine.

La seconde phase à savoir le dialogue technique qui se tiendra les 24 et 25  octobre sera réservée  aux échanges entre  experts. Il s’agira de partager les bonnes pratiques et de redéfinir de nouvelles stratégies et perspectives pour atteindre des objectifs escomptés d’ici à 2030. Il est à noter que 34 pays  prendront part à cet événement  et selon les conférenciers du jour, cette conférence mettra le Burkina Faso sous les projecteurs de la scène internationale en tant que leader dans le domaine de la lutte contre les MGF.