Aujourd'hui,
URGENT
Covid-19: la vaccination des Burkinabè débutera dans la première semaine de juin 2021.
Santé : un premier lot de 115.000 doses de vaccins contre la Covid-19 est arrivé au Burkina Faso. 
Oudalan: les populations de Tin Akof se réfugient près du camp militaire après une attaque terroriste. 
Santé: l'OMS valide le vaccin chinois Sinopharm pour usage d'urgence contre la Covid-19. 
Sécurité alimentaire: le CILSS prévoit une saison pluvieuse humide pour la campagne agricole 2021-2022. 
Coopération: le président Xi Jinping réaffirme l’engagement de la Chine en faveur de la solidarité et de la coopération avec l’Afrique.
Politique: Alassane Bala Sakandé rejette un appel de jeunes pour sa candidature à la présidentielle 2025. 
Somalie: l’Union africaine a nommé l’ancien président du Ghana, John Mahama, au poste de Haut représentant. 
Football: la CAF décide du report des éliminatoires de la Coupe du monde de la Fifa Qatar 2022.
Yako : un enfant de près de 14 ans s’est donné la mort jeudi, par pendaison au secteur n°4 de Yako (AIB).  

POLITIQUE

Les travaux des journées parlementaires du CDP qui se déroulaient le 2 mars dernier à Bobo-Dioulasso ont été suspendus suites aux attaques qu’a connues la ville de Ouagadougou. Trois semaines après ces attaques, le groupe parlementaire du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) mène une journée d’information et de réflexion sur la mise en œuvre du Pndes et la problématique de l’endettement du Burkina Faso. La cérémonie d’ouverture de cette journée a eu lieu ce vendredi 23 mars 2018 au siège du parti à Ouagadougou.

«Le Pndes et sa mise en œuvre: quel bilan à mi-parcours?» et «la problématique de l’endettement du Burkina Faso: état des lieux et perspectives» sont les thèmes qui devraient être débattu lors des premières journées parlementaires 2018 à Bobo-Dioulasso. Pour Blaise Sawadogo, président du groupe parlementaire CDP, la mise en œuvre du Pndes suscite de nombreuses interrogations voire des inquiétudes d’où, le choix de ces deux thèmes qui seront au centre des échanges. 

A écouter le président du groupe parlementaire, «le Pndes est en train d’être mis en œuvre et, c’est tout à fait normal que nous en tant que citoyens, nous cherchons à savoir à quelle étape on est. Quels sont les acquis. Et, ensemble après analyse, on verra quelles sont les insuffisances dans la mise en œuvre de ce programme. Nous ferons des propositions et tout en étant très critique parceque c’est dans le sens d’attirer l’attention des initiateurs de ce programme afin que les choses sont recadrées et recentrées sur les intérêts et préoccupations des populations» a-t-il expliqué. 

M. Sawadogo et ses camarades disent  relever quelques inquiétudes dans la mise en œuvre du Pndes. Du point de vue du groupe parlementaire CDP,  le financement du Pndes cause problème. «Il n’y a pas mal d’annonces, de chiffres qui sont donnés. Mais, par moment, on se demande si finalement ce sont des acquis ou nous sommes toujours en attente du financement du Pndes» s’interroge-t-il. 

Le groupe parlementaire dit «toujours s’inquiéter par rapport à la réalité». «Il faut aussi souligner que même dans la pratique, par moment, nous nous demandons si la mise en œuvre du Pndes s’agit véritablement de projets qui ont été bien élaborés et planifiés dans le cadre du Pndes ou bien il s’agit simplement d’achever ce que certains ont déjà commencé en terme de recherches de financement, de conception et de planification» a lancé M. Sawadogo tout en estimant «qu’au regard de cette propagande faite autour de ce programme, il y a lieu pour eux en tant que députés de se pencher sur cette question».

Pour le groupe parlementaire, à priori, ils pensent que le Pndes demeure simplement une annonce. «Nous ne voyons pas une perspective certaine par rapport au Pndes lui-même. Mais, pour être davantage plus critique et objectif dans l’appréciation, il y a lieu  que nous puissions échanger avec ceux-là qui sont au centre de la mise en œuvre de ce programme. C’est pour cela que nous avons souhaité échanger avec le secrétaire permanent du Pndes qui nous donnera un certain nombre de données objectives qui nous permettront de manière objective d’apprécier la situation» a dit M. Sawadogo

S’agissant de l’état des lieux et perspectives des endettements, le président du parti, Eddie Komboïgo a laissé entendre qu’«on s’endette pour investir». A ce titre, il indique que «si des objectifs à moyen et long terme, et un canevas strict à suivre ne sont pas bien définis, «tout endettement que nous faisons est voué à l’échec. C’est pourquoi aujourd’hui, il faut une analyse de spécialistes et une vision  pour le Burkina Faso par rapport à la question» a-t-il conclu.