Aujourd'hui,
URGENT
Covid-19: la vaccination des Burkinabè débutera dans la première semaine de juin 2021.
Santé : un premier lot de 115.000 doses de vaccins contre la Covid-19 est arrivé au Burkina Faso. 
Oudalan: les populations de Tin Akof se réfugient près du camp militaire après une attaque terroriste. 
Santé: l'OMS valide le vaccin chinois Sinopharm pour usage d'urgence contre la Covid-19. 
Sécurité alimentaire: le CILSS prévoit une saison pluvieuse humide pour la campagne agricole 2021-2022. 
Coopération: le président Xi Jinping réaffirme l’engagement de la Chine en faveur de la solidarité et de la coopération avec l’Afrique.
Politique: Alassane Bala Sakandé rejette un appel de jeunes pour sa candidature à la présidentielle 2025. 
Somalie: l’Union africaine a nommé l’ancien président du Ghana, John Mahama, au poste de Haut représentant. 
Football: la CAF décide du report des éliminatoires de la Coupe du monde de la Fifa Qatar 2022.
Yako : un enfant de près de 14 ans s’est donné la mort jeudi, par pendaison au secteur n°4 de Yako (AIB).  

POLITIQUE

Durant trois heures environ, le président français Emmanuel Macron s'est adressé à la jeunesse africaine, ce mardi 28 novembre 2017 au lendemain de son arrivée à Ouagadougou. C'est l'Université de Ouaga 1 Pr Joseph Ki Zerbo, qui a servi de cadre pour cette plateforme. De ce premier discours de Macron tenu sur le continent africain, les avis des uns et des autres sont partagés.

Thomas Démé, agent commercial
«Si vous m’aviez posé la question bien avant son arrivée, je vous aurai dit ma perplexité. Mais aujourd’hui, après l’avoir écouté, je crois qu’il est animé d’une bonne volonté. Maintenant il va falloir attendre les actions qui suivront ses dires. Quand je m’en tiens à son intervention, je peux tout de même affirmer qu’il a été convaincant. Et de façon claire, il est allé aux antipodes de ce que ses prédécesseurs nous avaient servi dans le temps, en ce qui concerne sa vision de l’Afrique. Mais là où je reste incrédule, c’est sa promesse sur le dossier Sankara, quand il dit être prêt à déclassifier les archives françaises. J’aimerai bien voir jusqu’où il ira sur cette affaire qui pourrait incriminer d’anciens dirigeants français.»
 
Anita Ouoba, secrétaire de direction
«Je suis partagée. J’ai vu un homme convaincant avec en prime une parfaite maitrise de l’environnement dans lequel il se trouvait, qui n’est pas son milieu à lui. Mais en toute franchise ça m’a ouvert les yeux. Dans la mesure où ça m’a permis de confirmer que nous n’avons rien compris sur de nombreux points. Aussi, nous sommes toujours dans le désordre et tout laisse croire qu’on se plait bien là-dedans.» 
 
Roger Nébié, sans emploi
«Ce que je retiens c’est qu’il est venu donner une leçon à nos dirigeants et à notre population. Notre développement, c’est nous et personne d’autre. Il faut que nos dirigeants arrêtent de nous mentir et prendre leurs responsabilités. A travers son discours je retiens une certaine rupture de la France avec ses vieilles habitudes.»
 
Moussa Balima, Etudiant en droit 
«Nous avions eu, selon moi, un président français qui était à côté de la plaque pour ce qui est de son discours. Puisque je pense bien que ça ne collait pas avec notre actualité. A travers son intervention, on dirait que nous étions face à un président français venu séduire le peuple burkinabè et surtout, démontrer aussi sa dominance. Je le dis parce qu’en interprétant ses paroles, il semble être venu dire à nos autorités de remplir la mission pour laquelle elles ont été portées à la tête du Faso.» 
 
Mireille Nanema, fonctionnaire
«Il est venu faire son show. Et cela lui a réussi. Il était dans son élément. Et je ne suis vraiment pas surprise de son intervention. Je salue l’esprit dans lequel il s’est adressé à la nation en particulier et au continent de façon générale. A travers ses propos, il semble clair que ce monsieur s’est rendu ici la main sur le cœur avec pour véritable intention de prouver aux uns et aux autres qu’une page est définitivement tournée dans ce qu’on présentait comme la politique France-Afrique. Maintenant, reste à savoir ce qu’il en sera dans les actions. D’autant plus qu’on sait que bien souvent ce genre de paroles ne sont pas suivies par des actes.»