Aujourd'hui,
URGENT
Covid-19: la vaccination des Burkinabè débutera dans la première semaine de juin 2021.
Santé : un premier lot de 115.000 doses de vaccins contre la Covid-19 est arrivé au Burkina Faso. 
Oudalan: les populations de Tin Akof se réfugient près du camp militaire après une attaque terroriste. 
Santé: l'OMS valide le vaccin chinois Sinopharm pour usage d'urgence contre la Covid-19. 
Sécurité alimentaire: le CILSS prévoit une saison pluvieuse humide pour la campagne agricole 2021-2022. 
Coopération: le président Xi Jinping réaffirme l’engagement de la Chine en faveur de la solidarité et de la coopération avec l’Afrique.
Politique: Alassane Bala Sakandé rejette un appel de jeunes pour sa candidature à la présidentielle 2025. 
Somalie: l’Union africaine a nommé l’ancien président du Ghana, John Mahama, au poste de Haut représentant. 
Football: la CAF décide du report des éliminatoires de la Coupe du monde de la Fifa Qatar 2022.
Yako : un enfant de près de 14 ans s’est donné la mort jeudi, par pendaison au secteur n°4 de Yako (AIB).  

POLITIQUE

C’est officiel, le Burkina Faso a désormais le statut de pays prioritaire de l’initiative présidentielle contre le paludisme des Etats Unis d’Amérique. Cette information a été rendue publique vendredi 29 septembre 2017 à l’occasion d’une conférence de presse à Ouagadougou. C’était en présence du ministre burkinabè de la Santé, Pr Nicolas Méda, et du chargé d’affaires à l’ambassade des Etats Unis au Burkina, David K. Young. Cette officialisation intervient après que l’information soit tombée le 21 septembre dernier, lors des assises de l’assemblée générale des Nations Unies.

Les Etats Unis se sont engagés dans un partenariat pour accompagner plusieurs pays, dont le Burkina Faso, dans la lutte contre le paludisme. Cette dévotion américaine se matérialise à travers un programme dit «Initiative présidentielle contre le paludisme» (President’s Malaria Initiative –PMI). Dans son plan quinquennal 2015-2020, «PMI partage la vision globale à long terme d’un monde sans paludisme et s’engage à travailler avec les pays bénéficiaires et les partenaires pour réduire la mortalité du paludisme de 40% et la morbidité palustre de 33% d’ici fin 2020», fait observer David K. Young.
 
Tout laisse à croire que cet objectif sera atteint. En effet, à en croire M. Young, cette assurance affichée découle des statistiques sanitaires du ministère de la Santé. Il ressort que la mortalité liée au paludisme entre 2010 et 2016  a baissé de plus de 50% pour la population générale. Sur la même période, pour ce qui est des enfants de moins de 5 ans, une baisse de plus de 40% a été constatée. Ainsi, fort de ces résultats «très encourageants», «l’administration Trump et le Congrès américain ont décidé de renforcer  notre soutien au Burkina Faso pour en faire un pays cible à part entière de PMI», a justifié le chargé d’Affaires à l’ambassade américaine.
 
Cette décision va occasionner une contribution financière et technique plus consistante du gouvernement américain pour la lutte contre le paludisme au Burkina Faso. Cet appui financier pour l’année 2018 est estimé à près de 14,6 milliards de francs CFA, contre 8,4 milliards de francs CFA en 2017. Avec cette aide américaine, le Burkina «va acquérir de tests de diagnostic rapide, de traitements combinés à base d’artémisinine, des traitements pour la mise en œuvre de la chimio-prévention du paludisme saisonnier dans au moins 12 districts sanitaires et des moustiquaires pour la distribution de routine», explique David Young, précise aussi que cet appui prendra en compte d’autres volets. Entre autres, il s’agit des activités de renforcement des capacités du personnel de santé et du programme national de lutte contre le paludisme (PNLP), etc.
 
Pour sa part, Nicolas Meda, ministre de la Santé a exprimé sa satisfaction du choix porté sur le Burkina Faso par l’Etat américain pour ce programme. Selon lui, «à l’image des résultats obtenus par les premiers bénéficiaires, l’appui du PMI, couplé à celui des autres partenaires, contribuera à une amélioration de la couverture des interventions de lutte contre le paludisme.»

Il a par ailleurs indiqué que cet accord de financement du PMI au Burkina Faso, s’inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération Nord-Sud. Sans oublier celui du partage des expériences et des bonnes pratiques en matière de lutte contre le paludisme.
 
En rappel, c’est en 2005, que l’Initiative présidentielle contre le paludisme a été lancée. Ce programme est dirigé par l’agence des Etats Unis pour le développement international (USAID) et mis en œuvre conjointement avec les centres américains pour le contrôle des maladies (CDC).