Aujourd'hui,
URGENT
Covid-19: la vaccination des Burkinabè débutera dans la première semaine de juin 2021.
Santé : un premier lot de 115.000 doses de vaccins contre la Covid-19 est arrivé au Burkina Faso. 
Oudalan: les populations de Tin Akof se réfugient près du camp militaire après une attaque terroriste. 
Santé: l'OMS valide le vaccin chinois Sinopharm pour usage d'urgence contre la Covid-19. 
Sécurité alimentaire: le CILSS prévoit une saison pluvieuse humide pour la campagne agricole 2021-2022. 
Coopération: le président Xi Jinping réaffirme l’engagement de la Chine en faveur de la solidarité et de la coopération avec l’Afrique.
Politique: Alassane Bala Sakandé rejette un appel de jeunes pour sa candidature à la présidentielle 2025. 
Somalie: l’Union africaine a nommé l’ancien président du Ghana, John Mahama, au poste de Haut représentant. 
Football: la CAF décide du report des éliminatoires de la Coupe du monde de la Fifa Qatar 2022.
Yako : un enfant de près de 14 ans s’est donné la mort jeudi, par pendaison au secteur n°4 de Yako (AIB).  

ECONOMIE

La 28e session de l’Assemblée générale des Sociétés d’Etat (AG-SE) a ouvert ses travaux, dans la matinée de ce jeudi 25 juin 2020, à Ouagadougou. Durant 48 heures, 21 entreprises vont voir leurs performances évaluées, au titre de l’exercice de 2019. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré, président par délégation de l’AG-SE, représentant le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, président de l’AG-SE.

Elles sont au nombre de 21 entreprises dont 19 sociétés d’Etat et 2 établissements de prévoyance sociale qui se prêtent depuis ce jeudi matin, à l’exercice annuelle de redevabilité qu’impose l’Assemblée générale des Sociétés d’Etat (AG-SE).

Cette 28e session de l’AG-SE va permettre d’examiner pendant deux jours (25 et 26 juin 2020), non seulement leurs performances, mais également de faire l’état de mise en œuvre des recommandations de cette instance, au titre de l’exercice clos du 31 décembre 2019.

A l’ouverture des travaux, le Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré, président par délégation de l’AG-SE, représentant le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, président de l’AG-SE, a indiqué que le chiffre d’affaires global de l’ensemble des sociétés s’est accru de 8,73% au titre de l’exercice de l’année 2019 par rapport à celui de 2018, un accroissement de 10,99%.

« Ces performances ont permis d’améliorer la contribution des entreprises publiques au budget national, qui est passée de 332,097 milliards de F CFA en 2018 à 335,5590 milliards de F CFA en 2019, soit une augmentation de 3,493 milliards de F CFA », a-t-il précisé.

Selon lui, ces « avancées significatives » démontrent que les sociétés d’Etat sont parfaitement en mesure de produire des résultats positifs, en se soumettant « rigoureusement » aux bonnes règles d’administration et de gestion.

Nonobstant ces résultats positifs, le Chef du Gouvernement n’a pas perdu de vue, le fait que quelques-unes de ces sociétés publiques connaissent des difficultés.

En effet, il est ressorti que sur 21 entreprises, 03 sont déficitaires et ont un déficit cumulé de 704 millions de F CFA. Il s’agit de la Minoterie du Faso (MINOFA), de la Société Burkinabè de Télédiffusion (SBT) et de la Société Nationale d’Aménagement des Terres Rurales (SONATER).

C’est la raison pour laquelle, il a exhorté les structures dirigeantes et de supervision de ces trois sociétés à redoubler d’ardeur, en vue d’améliorer les résultats des exercices à venir.

Du reste, il a déclaré que la viabilité et la prospérité des sociétés ne peuvent véritablement s’inscrire dans la durée, que si celles-ci disposent d’une réelle capacité interne à réaliser de nouveaux investissements.

En cela, il a estimé que pour réaliser des marges importantes afin de financer l’investissement, il est impératif qu’il y ait la maîtrise des charges de fonctionnement, en l’occurrence celles de personnel.

A cet égard, il a invité ces entreprises à prendre les mesures permettant de ramener dans des proportions raisonnables, le taux d’accroissement de ces charges courantes qui a atteint 8% entre 2018 et 2019.

« Cette option est une nécessité vitale d’autant plus que le taux d’exécution du budget des investissements est ressorti seulement à 46,39% en 2019. Dans le contexte de l’année 2020 marqué par la maladie à Coronavirus, je vous invite ardemment à dégager des marges de manœuvres importantes en vue d’augmenter les capacités d’investissements structurants de nos entreprises publiques », a-t-il conseillé.

DCRP/Primature