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Tunisie: l'universitaire Kaïs Saïed élu président au second tour de la présidentielle (Sondages)
Nobel: le prix Nobel de la paix attribué au Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed
Tunisie: la justice a décidé de libérer le candidat à la présidentielle Nabil Karoui, en détention pour des soupçons de fraude fiscale
Fonds mondial: le montant des 14 milliards de dollars pour éradiquer le Sida, la tuberculose et le paludisme d'ici à 2030 a été atteint
Littérature: les Nobel de littérature 2018 et 2019 attribués à la Polonaise Olga Tokarczuk et à l’Autrichien Peter Handke
Fonds mondial: le Burkina Faso s’engage pour un montant d’un million de dollars soit près de 595 millions de FCFA
Ouagadougou: une importante quantité de déchets biomédicaux saisie par la Police municipale
Burkina: le collectif des syndicats de l’aéronautique civile suspend son mot d’ordre de grève de 48 heures ( du 11 au 12 octobre)

ECONOMIE

Enjeux socio-économiques de l’exploitation minière en Afrique, tel est le thème de la sixième édition du Rebranding Africa Forum qui se tiendra les 4 et 5 octobre 2019 à Bruxelles. Une thématique d’autant plus indiquée que l’explosion de la demande en matières premières minérales des pays émergents crée une situation sans précédent, qui se traduit par une tension sur les approvisionnements et une forte augmentation des cours des métaux, lesquels ont triplé, en moyenne, depuis 2002.

Ce boom minier a entraîné un afflux de ressources sur le continent africain, qui dispose d’une part importante de ressources minières (30% de la bauxite, 60% du manganèse, 75% des phosphates, 85% du platine, 80% du chrome, 60% du cobalt, 30% du titane, 75% du diamant et près de 40% de l’or, etc.) ; des estimations en constante évolution, au rythme des découvertes de nouveaux gisements. Ainsi le continent, dont la plupart des pays vivent des rentes sur les produits du sous-sol, abrite-t-il aujourd’hui sept des dix économies dont la croissance est la plus rapide dans le monde.

Cette croissance demeure toutefois insuffisamment partagée, notamment en Afrique subsaharienne où plus de la moitié de la population vit avec moins de 1,25 dollar par jour. Pire, les régions les plus dotées en ressources minières sont paradoxalement souvent les plus pauvres et les plus meurtries par les conflits pour la conquête de ces ressources.

Aussi l’enjeu crucial pour l’Afrique aujourd’hui est-il plus que jamais de tirer au mieux profit de l’envolée des cours des ressources minières pour jeter les bases structurelles d’un développement endogène, inclusif et durable. Le chemin qui y mène est cependant semé de faiblesses à surmonter, et surtout de défis à relever.

Au rang des faiblesses, on peut notamment relever:

-La dualité des intérêts entre les Etats détenteurs des ressources et les compagnies étrangères qui les exploitent, les seconds étant peu ou pas concernés par les externalités négatives de leurs activités, notamment aux plans environnemental et socio-économique.

-La faible exploitation du potentiel minier, car à l’exception de l’Afrique du Sud, ce potentiel reste relativement sous exploré et ouvert aux opérateurs étrangers.

-Le peu de transparence ou de contrôle démocratique dans la gestion de ces ressources.

-La relative faiblesse du cadre normatif et réglementaire.

-L’absence ou l’insuffisance des compétences locales

-La faible implication des acteurs économiques locaux, etc.

Ces faiblesses laissent entrevoir autant de défis à relever, pour que le secteur minier puisse véritablement servir de levier à un développement durable et inclusif du continent.

Le défi de la participation et de l’expertise locales à développer pour accompagner l’Etat dans la maîtrise, l’exploitation et la gestion de son potentiel minier, de manière à garantir au mieux les intérêts locaux et un développement inclusif.

Le défi de la gouvernance démocratique, en vue de mettre la valorisation du capital minier au service de la préservation et de la promotion du capital socio-économique et environnemental.

Le défi écologique, à relever pour verdir au maximum l’exploitation minière en Afrique, un verdissement qui lui-même constituera une source de créations d’emplois et d’opportunités de développement.

Le défi de la transformation locale, pour améliorer la plus-value de l’exploitation minière, favoriser la création d’un marché interne fort et relativement stable, compte tenu des perspectives démographiques du continent et des besoins énergétiques qu’elles indiquent.

Enfin le défi économique et financier, créer les partenariats indiqués ainsi que les incitants appropriés pour rendre le secteur minier suffisamment attractif, et ainsi capable de mobiliser les énormes ressources longues que requiert son exploitation.

C’est en relevant ces défis, entre autres, que la croissance économique issue de l’exploitation minière en Afrique ne sera plus accusée d’être au bout du compte appauvrissante, parce qu’engendrant une destruction irréversible de notre potentiel environnemental et socio-économique.

Aussi l’enjeu est-il, in fine, de créer les conditions, mécanismes et dynamiques afin que les richesses créées par le secteur minier alimentent en permanence les secteurs structurants de nos économies, contribuent à améliorer le niveau de gouvernance économique et politique, la qualité de l’environnement naturel et les institutions, corrigent les inégalités socio-économiques et assurent ainsi la soutenabilité globale de l’exploitation minière. Comment y parvenir, dans l’intérêt de tous les protagonistes du secteur, Etats, investisseurs, compagnies minières, générations présentes et à venir, etc. ?

 

Tel est l’enjeu de cette sixième édition du Rebranding Africa Forum. Elle mobilisera les principaux acteurs miniers, financiers, économiques ainsi que des compétences technoscientifiques de premier plan les 4 et 5 octobre 2019 à Bruxelles.  

 

 

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