Aujourd'hui,
URGENT
Covid-19: la vaccination des Burkinabè débutera dans la première semaine de juin 2021.
Santé : un premier lot de 115.000 doses de vaccins contre la Covid-19 est arrivé au Burkina Faso. 
Oudalan: les populations de Tin Akof se réfugient près du camp militaire après une attaque terroriste. 
Santé: l'OMS valide le vaccin chinois Sinopharm pour usage d'urgence contre la Covid-19. 
Sécurité alimentaire: le CILSS prévoit une saison pluvieuse humide pour la campagne agricole 2021-2022. 
Coopération: le président Xi Jinping réaffirme l’engagement de la Chine en faveur de la solidarité et de la coopération avec l’Afrique.
Politique: Alassane Bala Sakandé rejette un appel de jeunes pour sa candidature à la présidentielle 2025. 
Somalie: l’Union africaine a nommé l’ancien président du Ghana, John Mahama, au poste de Haut représentant. 
Football: la CAF décide du report des éliminatoires de la Coupe du monde de la Fifa Qatar 2022.
Yako : un enfant de près de 14 ans s’est donné la mort jeudi, par pendaison au secteur n°4 de Yako (AIB).  

ECONOMIE

Ecobank a procédé le samedi 9 décembre 2017 dans le village de Wan, commune rurale de Bondigui (province de la Bougouriba/Région du Sud-ouest), à la  pose de la première pierre de la future école construite de Wan B. Pour les élèves et leurs enseignants, l’école sous paillote dans laquelle les cours sont dispensés actuellement ne sera qu’un mauvais souvenir dans six mois.

L’école primaire publique de Wan B a été créée le 15 septembre 2015 pour désengorger la fréquentation de l’école primaire publique de Wan A fondée en 1983. A ce jour, elle est constitué de trois classes entièrement sous paillotes, avec un effectif de 81 élèves soit 35 au CP1, 28 au CP2 et 18 au CE1.  

Tout est parti d’un grand reportage réalisé par notre confrère du site d’information en ligne, Lefaso.net, Tiga Cheick Sawadogo. Dans son reportage publié le 3 novembre dernier et intitulé «Wan le village oublié et ses classes sous paillotes», le journaliste a décrit la situation pénible qu’enduraient les trois enseignants de l’école et leurs élèves dans des classes sous paillotes où même les tables bancs et les tableaux ont été prêtés par la campagne d’alphabétisation. C’est ce cri de détresse des habitants de la localité porté par le journaliste qui a touché le cœur de la banque panafricaine. 

Une des classes de l'école primaire de Wan B

«Il y a seulement quelques semaines, personne à Ecobank n’avait jamais entendu parler de Wan. Nous étions alors en préparation de la commémoration de la journée Ecobank Day. Nous étions en train de nous interroger sur le choix de l’activité que nous pourrions réaliser pour le compte de l’année 2017, quand un article de presse nous a profondément bouleversés (…) Nous avons lu cet article, nous avons été profondément touchés. Et tout de suite, l’impératif de faire quelque chose pour améliorer la situation s’est imposé à nous», a confessé le directeur général de Ecobank, Cheikh Travaly.

Ecobank Burkina a donc décidé de voler au secours des populations de ce village situé à plus de 346 km au sud-ouest de Ouagadougou à l’occasion de l’édition 2017 de la journée Ecobank. La pose de la première pierre va aboutir dans un délai de six mois à l’érection d’un complexe scolaire moderne. L’école primaire publique de Wan B sera alors constituée de trois salles de classe, un magasin, un bureau, trois blocs de logements pour les enseignants. Chaque logement comprendra deux chambres, un salon, un bloc latrine douche, une cuisine externe, une latrine externe. Il faut aussi ajouter le bloc de quatre compartiments de latrines pour les élèves et le  forage pour l’alimentation en eau potable qui seront érigés dans le complexe. Le coût des travaux qui débuteront à la fin de ce mois de décembre est de 47 millions de francs CFA.

Pour le premier responsable de Ecobank Burkina, ce geste vient «concrétiser la volonté de la banque panafricaine d’œuvrer à l’épanouissement et au développement de l’enfant». Cheikh Travaly dit espérer que ce nouveau complexe apportera «un cadre d’évolution» que les bénéficiaires sauront appropriés et respecter.

Cheikh Travaly, Directeur général de Ecobank Burkina

Pour le directeur de l’école primaire de Wan B, Lazare Sanou, Ecobank vient de poser un geste d’une grande importance.

«Vraiment, cela a été surprise pour moi. Je ne m’attendais vraiment pas à ce geste. (…) Depuis 2015, mes collègues et moi avons travaillé dans des conditions difficiles. Avec ces nouveaux locaux, nous allons avoir un changement positif au niveau du rendement scolaire. Nous sommes prêts à donner le meilleur de nous-mêmes pour ne pas décevoir le donateur. (…) Nous remercions le partenaire», a-t-il laissé entendre.

Selon le maire de la commune rurale de Bondigui, Francis Sié Sou, sa circonscription compte 20 écoles dont 19 écoles publiques et une école privée. Sur un ensemble de 98 classes, 32 sont sous paillotes. Ce geste de la banque panafricaine, a-t-il indiqué, va réduire le nombre de classes sous paillotes. 

Ecobank a donné rendez-vous dans six mois pour l’inauguration de ce complexe scolaire. Notons que ce don s’inscrit dans le cadre de Ecobank Day institué depuis 2013 qui se veut une journée au cours de laquelle le personnel de l’ensemble du réseau d’Ecobank est invité à se mobiliser dans des activités au profit des communautés. L’année dernière, la banque a fait un don d’équipements informatiques pour la constitution d’une salle informatique dans deux lycées publics de la ville de Bobo Dioulasso.