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Hadj 2019:  "Le contingent burkinabè a enregistré au total cinq décès" (Abdoul Moumine Zoundi Ilboudo /Radio Oméga). 
Burkina  : 20 peaux de crocodiles et 2 pointes d’ivoire d’éléphants saisies par le service des Eaux et Forêts. 
Jeux africains : les Étalons juniors font match nul face au Nigéria ce 16 août 2019 (1-1). 
RDC: deux médicaments testés sur des malades sont parvenus à réduire significativement le taux de mortalité de Ebola
Etats-Unis: Trump assouplit la loi de protection des espèces menacées aux États-Unis
Burkina: l'UAS dénonce le mépris du gouvernement quant aux conditions de reprise du dialogue social
Burkina: le Premier ministre Christophe Dabiré échange avec les chefs des circonscriptions administratives sur la gestion des crises 
Tanzanie: une soixantaine de morts après l’explosion d’un camion-citerne

CULTURE

La 11e édition de « Engagement féminin » bat son plein. Cette édition se tient du 1er au 27 juillet 2019. Une table ronde entrant dans le cadre de ce projet  a été organisée dans la soirée du samedi 20 juillet 2019 à l’Institut Goethe.

La première table-ronde de l’acte 11 de Engagement féminin s’est tenue dans la soirée du samedi 20 juillet. Monique Ilboudo (juriste, écrivaine et ancienne ministre) s’est entretenue avec les danseuses et danseurs et d’autres artistes autour du thème « L’engagement des femmes dans la créations contemporaine en Afrique ».

Pour Monique Ilboudo, les femmes s’affirment dans le monde de la création. Mais cela s’est fait au prix de nombreuses luttes. Il a fallu qu’il y ait des pionnières dans le domaine pour que les femmes soient de plus en plus acceptées. L’oratrice a pris l’exemple de Irène Tassembédo, Blandine Yaméogo (en danse contemporaine), de Mariama Bâ, Aminata Sow Fall, Bernadette Dao (en littérature), de Fanta Nacro, Apolline Traoré (pour le cinéma), etc.

Les femmes sont confrontées à des difficultés dans le monde de la création. Les difficultés sont liées à tout ce qui, dans la société conduit à faire la différence dans l’éducation entre garçons et filles. Plus précisément, ce qu’on autorise aux filles ou ce qu’on leur interdit. La danse en particulier concerne les corps. Et de façon universelle, mais particulièrement en Afrique, on ne veut pas laisser le corps à la disposition de la femme elle-même. Parce que la société estime que le corps de la femme est le temple de la vie et, la laisser aller danser serait lui permettre de transformer ce corps. 

Des témoignages des danseuses contemporaines, le métier est difficile. Certaines ont failli à maintes reprises abandonner parce que comme elles le disent, c‘est du « donnant-donnant » souvent dans le métier. Sans compter les harcèlements sexuels dont elles sont victimes. Pour Monique Ilboudo, « la figure du père » est très importante pour amener les femmes à se dépasser dans les domaines qu’elles entreprennent. « Parce que dans nos sociétés, c’est le père qui décide. Et, s’il y a des cas où des femmes ont réussi sans l’avis de leur père, il reste que beaucoup ont eu l’accord tacite de leur père. Elle a également insisté sur le fait que la lutte des femmes n’est pas une lutte contre les hommes, mais une lutte pour une égalité de leurs droits » va-t-elle laissé entendre.

Pour rappel, le projet « Engagement féminin » a été lancé en 2008 par Auguste Ouédraogo et Bienvenue Bazié, tous deux chorégraphes. Ce projet vise à corriger la faible présence féminine parmi les artistes chorégraphes sur le continent africain. Il allie la formation professionnelle en danse contemporaine, la formation en administration culturelle, la régie son et lumière, la direction artistique et les débats sur la profession d’artiste danseuse et danseur. La 11e édition se poursuit jusqu’au 27 juillet 2019. Formations, tables-rondes, reboisement, restitution, sont en substance les activités prévues.

                                                                   

 

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