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CULTURE

Les sites de la métallurgie ancienne du fer du Burkina Faso est le 3ème bien culturel en voie d’inscription sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco cette année après celle des Ruines de Loropéni en juin 2009 à Sévilles, du complexe des Parcs «W-Arly-Pendjari» en 2017. Afin de défendre le dossier, le Burkina Faso abritera la 4ème réunion du groupe 5 Afrique du comité du patrimoine mondial et prendra part à la préparation de la 43ème session du comité du patrimoine mondial à Bakou en Azerbaïdjan. Le lundi 3 juin dernier, les journalistes ont été conviés à une formation sur les notions du patrimoine culturel.

Les sites de métallurgie ancienne de réduction du fer dans les espaces boose et bwi est un ensemble de sites répartis sur le territoire notamment à Ronguin, Tiwega, Yamane, Kindbo, Bekuy, Douroula). Aux dires de l’Archéologue Lassina Simporé, elles datent du 8e siècle avant Jésus-Christ et abritent les hauts fourneaux de la méthode d’extraction du fer à partir du minerai. Cette année, la participation des premiers responsables des ministères techniques concernés et de l’Ambassade de la délégation permanente du Burkina Faso auprès de l’Unesco est fortement attendue à la 43ème session du comité du patrimoine mondial afin de permettre au Burkina Faso de jouer pleinement son rôle de vice-président et de secrétaire de la session pour le compte du groupe Afrique. «Ils mettront toutes les stratégies en place pour que le Burkina Faso, seul pays africain n’échoue pas étant donné que les biens de l’Afrique au patrimoine mondial ne représentent qu’une infime partie: 96 biens sur 1092», a affirmé Lassina Simporé, secrétaire général du ministère de la Culture.

Pour l’archéologue Simporé, si l’inscription du dossier relatif à la série des sites de la métallurgie ancienne du fer venait à aboutir, portera à trois le nombre des biens burkinabè figurants sur la «prestigieuse» liste du patrimoine mondial de l’Unesco. «Le dossier monté augure de bonnes perspectives pour son inscription», rassure Vincent Sedego, directeur du patrimoine culturel burkinabè. Et l’archéologue Simporé de soutenir «nous allons en compétition, en coupe du monde au niveau de la culture, donc nous demandons le soutien des journalistes, pour que ce patrimoine soit d’abord connu des Burkinabè, qu’il soit inscrit dans le cœur des Burkinabè avant la reconnaissance du monde entier».

De la candidature du Burkina Faso

La candidature du Burkina Faso pour l’inscription de son site de métallurgie de fer sur la liste du patrimoine mondial à la 43ème session poursuit cinq objectifs. Il s’agit de conserver les sites de la métallurgie ancienne du fer du Burkina Faso, d’étudier la métallurgie et diffuser les savoirs et savoir-faire, de promouvoir et valoriser les sites, de renforcer le rôle des populations et enfin de développer la coopération avec les pays abritant des sites de la métallurgie du fer. «Pour toute nation, c’est un honneur de voir une partie de son héritage culturel ou un phénomène naturel figurer sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. Qu’un pays comme le Burkina Faso y soit représenté par une contribution doit nous inspirer autant de fierté que d’humilité. C’est le témoignage de la valeur que revêt, pour nous-mêmes comme pour le reste du monde, la richesse de notre histoire et de notre nature» a expliqué Lassina Simporé.

Six critères pour l’inscription d’un bien culturel sur la liste du patrimoine mondial

Pour qu’un bien soit inscrit sur la liste du patrimoine mondial, il faut qu’il représente un chef-d’œuvre du génie créateur humain, un échange d’influences culturelles considérables, une tradition culturelle ou une civilisation vivante ou disparue. Aussi, il faut un type de construction ou d’ensemble architectural ou technologique ou de paysage; un établissement humain traditionnel, de l’utilisation traditionnelle du territoire ou de la mer et enfin, il faut que le bien soit associé à des événements ou des traditions vivantes, des idées, des croyances ou des œuvres artistiques et littéraires.

Des enjeux énormes…

L’inscription d’un bien sur la liste du patrimoine mondial présente d’énormes enjeux, à en croire l’archéologue. Elle permet de réduire la dégradation ou empêcher la disparition sur la liste du patrimoine mondial, d’entreprendre la sauvegarde des biens uniques et irremplaçables à quelque peuple qu’ils appartiennent, de connaitre l’ampleur et la gravité des dangers nouveaux qui les menacent. Et comme enjeux secondaires,  elle augmente le nombre de biens africains car l’Afrique reste très sous-représentée 95 biens sur 1092 soit 8,70%, réduit le nombre de biens africains sur la liste du patrimoine en péril (à ce niveau l’Afrique comporte le plus important pourcentage de sites inscrits 16 biens sur 54 soit 30%) et améliore le score de l’Afrique de l’ouest (16 sur 1092). «Un bien inscription au patrimoine mondial est un label de prestige et de qualité, un argument important pour les Etats, et favorise le tourisme culturel» rassure M. Simporé.

Il est à noter que les nécropoles de Bourzanga, la Cour royale de Tiébélé, la réserve de Biosphère de la Mare aux Hippopotames de Bala, les gravures rupestres du Sahel burkinabè (Pobé-Mengao, Arbinda et Markoye) et Sya, centre historique de Bobo-Dioulasso sont  les cinq autres biens éligibles sur la liste indicative de l’Unesco alors qu’un inventaire «non exhaustif»  fait état de 1492 éléments répertoriés sur le territoire national.

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